mercredi 8 juillet 2009

Gondrin. Une pétition contre l'implantation d'un Intermarché

Danielle Carrère, pétition en main, la déposera avec les membres de l'ACAP à la mairie, vendredi. Photo DDM, B. G.
Danielle Carrère, pétition en main, la déposera avec les membres de l'ACAP à la mairie, vendredi. Photo DDM, B. G.
Danielle Carrère, pétition en main, la déposera avec les membres de l'ACAP à la mairie, vendredi. Photo DDM, B. G.

Depuis quelques semaines, le cœur du village de Gondrin bat au rythme d'une rumeur grossissante sur l'hypothétique implantation d'un supermarché. En effet, l'enseigne Intermarché a sollicité la commune pour se porter acquéreur d'un terrain à la zone artisanale afin d'y implanter une surface commerciale d'environ 850 m².

Informés directement par le maire Didier Dupront, qui dit préférer « annoncer par lui-même des mauvaises nouvelles aux personnes les plus concernés », Danielle et Gérard Carrère, les gérants du 8à8 (filiale de Carrefour) en sont restés pantois, tout comme les membres de l'Association de commerçants et artisans de Gondrin (ACAP) qui craignent pour la survie de leurs commerces. Gérard Carrère prend alors contact avec le groupe Carrefour qui procède à une étude de marché concluant rapidement à la non-viabilité de projet pour une commune environ 1 000 habitants.

« L'implantation d'un supermarché ne répond à aucun besoin, sinon d'être les otages d'une guerre sans merci que se livrent les différentes enseignes commerciales », explique Pierre Lafargue, producteur de canards gras.

Aujourd'hui, l'APAC est dans l'urgence. « Nous avons le sentiment que le dossier a été étouffé pour nous empêcher de réagir », clament de concert Gérard Carrère et Jean-Michel Pommier, boulanger-pâtissier, lui aussi en colère contre ce projet.

Alors, après une lettre ouverte à la population, circule depuis vendredi dernier une pétition chez les commerçants qui demandent au maire de saisir la Commission départementale d'aménagement commercial afin qu'elle statue sur la nécessité et la conformité d'un tel projet. Elle sera remise à la mairie vendredi 10 juillet, jour du prochain conseil municipal qui doit voter la cession du terrain.

Le maire, qui souhaite vitaliser la zone artisanale, « pèsera le pour et le contre et se déterminera dans l'intérêt général de la commune ». Quant à l'opposition municipale, elle dit « être favorable au développement de la ZA, mais pas à n'importe quel prix. En l'état actuel des données, rien ne nous laisse penser que ce projet est économiquement bénéfique pour la commune à long terme. »

ladepeche.fr

mardi 30 juin 2009

Fraises espagnoles et pressions sur les écolos

Thierry Grosjean - Capen 71
Mardi 30 juin par Claude-Marie Vadrot

Le film sur le parcours de la fraise andalouse hors saison et gorgée de pesticides diffusé sur France 5 au mois de mai, fait des victimes collatérales. Sous la pression du gouvernement espagnol qui a informé la chaîne de son intention de porter plainte, les rares habitants de la région de Huelva qui ont accepté de témoigner devant la caméra sont menacés, par courriers et téléphone.
C'est notamment le cas de Juan-Francisco, le militant de l'association « Ecologistas en accion » qui a eu le courage de nous montrer les lieux où les bidons de produits phytosanitaires dangereux et, pour certains, interdits, sont abandonnés avec les monceaux de plastique des serres et des cultures. Au risque de polluer encore plus les rivières et les nappes phréatiques déjà atteintes par l'infiltration des « nettoyeurs de sol » comme la chloropicrine, produit qui entrait dans la composition des gaz de combat (guerre de 14 et Irak contre les Kurdes). C'est Juan-Francisco, avec un autre militant, qui nous a guidé vers les captages d'eau illégaux qui assèchent la seule rivière menant au parc national de Doñana ainsi que sur les champs de fraises installés illégalement sur ce qui reste de la forêt régionale.

Pour son malheur, Juan-Francisco habite et travaille depuis 27 ans dans un garage de Bonarès, au beau milieu des 5000 hectares de cultures de la fraise industrielle brevetée en Californie. Depuis la diffusion du film, il reçoit soit des menaces par téléphone, soit des menaces physiques ; et son patron subit des pressions pour le licencier car ses principaux clients sont des agriculteurs de la fraise. Ces menaces émanant des agro-industriels de la fraise avaient déjà amenés le WWF-Espagne à refuser de nous aider à la suite de l'enquête qui avait été menée par le WWF-France et relayée il y a deux ans par Politis : ils avaient été priés de ne plus intervenir au sujet de la fraise par le ministère de l'agriculture espagnol.

Les menaces actuelles émanent de deux groupes de pression. D'abord les agro-agriculteurs de la fraise hors sol qui voient déjà diminuer les ventes à l'exportation de leur fruits et s'inquiètent pour une fraise qu'ils ont commencé à produire au Maroc pour profiter d'une main d'oeuvre encore moins chère que celle qu'ils exploitent à 5, 30 euros de l'heure; et ensuite les obtenteurs californiens qui, leur fraise industrielle étant brevetée, touchent une redevance pour chaque plant de fraisier utilisé. Un rente extraordinaire qu'ils espéraient imposer prochainement dans le sud de la France où des agriculteurs de la fraise franchissent déjà les Pyrénées pour acheter en Espagne les produits de traitement qui sont interdits en France.

Pour la garriguette hors saison, par exemple...Le ministère de l'Agriculture espagnol et les « agriculteurs » andalous voient plus loin : ils estiment que la contestation de leurs pratiques risquent de bientôt mettre en accusation les tomates, les poivrons, les aubergines, les asperges et la plupart des légumes et fruits hors saison produits hors sol et avec recours massifs aux pesticides qui sont exportés en France à travers la plate-forme commerciale privée de Saint Charles à Perpignan. C'est là que transitent chaque année plus de 400 000 camions chargés de denrées qui ne font l'objet que de contrôle sanitaire de routine dont les résultats ne sont communiqués...qu'aux producteurs ; le représentant sur place du ministère de l'Agriculture n'a pas le droit de les consulter.

De toutes façons, les fraises et le reste ne séjournant que quelques heures sur le marché privé de Perpignan, quand les analyses sont connues, les cargaisons sont déjà reparties vers les grandes surfaces qui constituent les principaux clients de ces fruits et légumes suspects et dévoreurs de CO2.La pression des centrales d'achat des grandes surfaces sur les prix, leur besoin de maintenir le maximum d'opacité sur leurs marges sont telles qu'il est à craindre que de plus en plus de maraîchers industriels français se convertissent rapidement aux méthodes et produits hors saison et cultivés hors sol avec un apport grandissant de produits chimiques. C'est d'ailleurs dans ce secteur que la « consommation » de pesticides, en dépit des promesses du Grenelle de l'Environnement, a enregistré depuis deux ans la plus grande augmentation de ces dernières années.

La leçon de cette affaire est claire : au delà de la responsabilité des agriculteurs et des industriels de la chimie, il y a la demande de plus en plus contraignante des grandes surfaces pour des produits hors saison et moins cher. Avec la bénédiction du gouvernement français prêt à laisser les consommateurs prendre tous les risques pour « afficher » de soi-disant baisses de prix... Elles ont contribué à l'"invention" de cette fraise, si l'on peut appeler "fraise" cette chose croquante, polluée et sans goût. Ce qui peut s'appliquer à une partie des fruits et légumes en provenance d'Andalousie.

Au consommateur, aussi, de se détourner de ce genre de produits dont il a été vendu 80 000 tonnes en France en 2008. Une partie finissant leur parcours de 2000 kilomètres dans de "délicieuses" confitures...

Sylvie Cardona Chargée de mission AVES FRANCE http://www.aves.asso.f

vendredi 26 juin 2009

Lars Oloffson trace la feuille de route de Carrefour

La rédaction avec Sarah-Lou Cohen - radiobfm.com, le 26/06/2009

Six mois après son entrée en fonction, le nouveau patron du distributeur s'apprêterait à tirer un premier bilan : après avoir rencontré les 500 principaux cadres de l'entreprise cette semaine, il pourrait faire plusieurs annonces aux investisseurs mardi prochain.

Selon les informations de BFM Radio, Lars Oloffson veut capitaliser sur la taille de l'entreprise : Carrefour est le numéro 2 mondial de la distribution, et pourtant, regrette-t-il en privé, l'entreprise ne fonctionne pas comme une multinationale. Le nouveau patron veut par conséquent massifier les achats. Objectif : faire travailler ensemble les différentes centrales d'achat.

Le catalogue Ikea en exemple

Autre exemple : la promotion. D'après nos informations, Lars Oloffson veut s'inspirer du modèle d'Ikea et de son catalogue unique distribué partout dans le monde.

Carrefour pourrait envisager de fabriquer le même catalogue au moins pour ses quatre pays clés en Europe à savoir la France, l'Espagne, l'Italie et la Belgique.

Vers une réduction de coûts drastique ?

Enfin, Carrefour veut continuer à s'appuyer sur sa marque. Le succès de la conversion de ses magasins Champion en Carrefour Markets conforte la nouvelle direction dans cette voie.

Cette réorganisation doit permettre au groupe de gagner des parts de marché mais aussi de faire des économies. Lars Oloffson pourrait annoncer aux analystes un plan de réduction des coûts d'au moins 2 milliards d'euros d'ici à 2012.

Le magasin Carrefour Market de Montesson dans les Yvelines (78). - Carrefour / BARBE Lionel
Crédit : Carrefour / BARBE Lionel
Le magasin Carrefour Market de Montesson dans les Yvelines (78).

mardi 2 juin 2009

Commerce de proximité : installation du Conseil Stratégique et de la Commission d'orientation

Hervé Novelli vient d'installer le Comité Stratégique et la Commission d'orientation du commerce de proximité. Ces instances, créées par la Loi de modernisation de l'économie (LME), ont pour but de contribuer à apporter un nouvel élan au commerce de proximité. 

Composé de 16 membres, le Conseil a pour mission d'émettre des avis et des recommandations relatifs aux politiques publiques en faveur du commerce. De son côté, la Commission d'orientation est chargée de mettre en place et d'observer les indicateurs du commerce, d'analyser les évolutions, de les diffuser, d'accompagner l'impulsion des actions collectives et d'encourager les méthodes innovantes. 
Le Conseil stratégique sera présidé par Gérard Cornu, sénateur d'Eure-et-Loir. Les premiers travaux ont porté sur les statistiques du commerce, le bilan et les perspectives du Fisac et sur la campagne de communication, qui sera prochainement lancée pour promouvoir le commerce de proximité auprès des consommateurs. 

Hervé Novelli a, en outre, annoncé que 4 appels à projets nationaux seraient lancés prochainement, en liaison avec le réseau des CCI et CRCI et les organisations professionnelles du commerce et l'artisanat afin de collecter les bonnes pratiques mises en oeuvre pour les valoriser et les diffuser. Ces projets concerneront les nouvelles technologies de l'information, les services associés, l'environnement et l'accessibilité. 

mardi 19 mai 2009

Trente-six économistes soutiennent le Front de gauche

Ils étaient quinze au début du mois, et sont désormais trente-six économistes à soutenir le Front de gauche pour les élections européennes. Le premier appel, signé de quinze noms, avait été publié dans Le Monde daté du 2 juin, sous le titre “Le dirigisme libéral a échoué. Sortons-en !”. Lancé par Christophe Ramaux, maître de conférence à Paris 1, l’un des initiateurs de l’Appel pour sortir de la pensée unique de 1996, le texte expliquait qu’après le “déni de démocratie” constitué par l’adoption du Traité de Lisbonne au Parlement, contre“la souveraineté du peuple” exprimée lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005, il revenait aux citoyens de “dire stop” le 7 juin. Et ces universitaires d’appeler à voter pour les listes du Front de gauche, alliance du PCF et du Parti de gauche, “afin de prolonger la dynamique unitaire du référendum”“L’urgence qu’il y a à dessiner des alternatives au capitalisme libéral mérite mieux en effet que la priorité donnée à son pré-carré”, concluaient-ils, saluant le rassemblement opéré par les amis de Marie-George Buffet et de Jean-Luc Mélenchon.

Les mêmes économistes, rejoints depuis par vingt et un confrères, ont récidivé ce mardi matin dans Libération, en dévoilant leurs propositions “pour changer de cap”face à la crise économique et contre l’économie libérale.

Le signe d’un certain succès dans les laboratoires universitaires. Le nouvel appel rassemble des économistes de divers obédiences (keynésiens, marxistes ou écologistes), issus de dix-huit universités et organismes de recherche.“L’ampleur de la crise et des cataclysmes sociaux en cours ont poussé plusieurs d’entre nous à vouloir prendre une initiative contre le libéralisme échevelé. Et à nous exprimer pour le scrutin du 7 juin”, explique M. Ramaux. Peu d’”encartés” figurent dans la liste des signataires, parmi lesquels Jacques Sapir (EHESS), Bruno Amable (Paris-I), Richard Soble et Florence Jany-Catrice (Lille-I), Dominique Plihon ou Jacques Mazier (Paris-XIII).

Sylvia Zappi (Le Monde)

La grande distribution demande un fichier positif

Les entreprises du commerce et de la distribution veulent un recensement de tous les crédits contractés par les Français

Pour Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du  commerce et de la distribution, il manque un élément majeur dans le projet de loi en cours sur la réforme du crédit à la consommation, le "fichier positif".

"On ne peut pas demander au prêteur d'engager sa responsabilité s'il n'a pas accès à une information fiable", a-t-il ajouté.

Le gouvernement a présenté mi-avril un projet de loi encadrant le crédit à la consommation, utilisé par un tiers des ménages français. Il encadre la publicité, en imposant des mentions obligatoires, ainsi que la distribution, en portant le délai de rétractation de 7 à 14 jours, en obligeant notamment les établissements de crédit à consulter le fichier des incidents de paiement.

Ce texte est accusé d'éluder certaines questions comme le fichier positif, les banques et certaines associations de défense des consommateurs telles la CLCV et l'UFC-Que Choisir y étant opposées. "Plusieurs associations de consommateurs directement impliquées dans les dossiers de surendettement y sont, tout comme nous, favorables", a cependant rappelé M. Bédier. C'est le cas par exemple de Crésus (Chambre régionale du  surendettement social), une association de soutien des personnes en situation de  surendettement.

Le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, s'était opposé fin avril à la mise en place d'un tel dispositif, indiquant que "s'il fallait mettre en place le fichier positif, il faudrait ficher 14 millions de foyers, c'est-à-dire 100% des ménages français pour seulement 3% des ménages qui sont aujourd'hui surendettés".

Le Point

lundi 18 mai 2009

CONFLIT - Mais combien coûte une brique de lait?

Après une forte augmentation l'année dernière, le prix du lait reste élevé pour les consommateurs, alors qu'il ne cesse de chuter pour les producteurs qui manifestent à nouveau leur mécontentement et fustigent l'opacité entourant la formation des prix. Les producteurs ont lancé lundi une série de manifestations avec en point d'orgue une journée de mobilisation nationale mardi pour dénoncer la chute du prix du lait mais aussi la politique des pouvoirs publics qu'ils rendent responsables de la crise.

Le prix payé en avril, aux alentours de 21 centimes le litre, est en baisse d'environ 30% par rapport à avril 2008, selon les calculs de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL, émanation de la FNSEA). Pourtant le consommateur paie son litre de lait aussi cher qu'en 2008.

Sur les sites internet d'Auchan, Carrefour et Intermarché, le litre de lait à marque de distributeur (MDD) coûte entre 70 centimes et 1,05 euro le litre. Pour le lait d'entrée de gamme, le prix est légèrement supérieur à 50 centimes. "Nous ne disposons pas d'éléments sur les marges des transformateurs et des distributeurs. C'est tenu extrêmement secret", regrette Gilles Psalmon, directeur de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). "Le producteur de lait n'a aucune idée du prix du lait à la sortie d'usine", ajoute-t-il.

La FNPL, tout comme la FNSEA et les associations de consommateurs réclament depuis plusieurs mois la mise en place effective d'un Observatoire des marges et des prix des produits alimentaires. Un tel dispositif a été créé début 2008, au moment de la polémique sur la flambée des prix à la consommation. Cependant il n'a pas donné les résultats escomptés, puisqu'il se limite à donner l'évolution des prix tout en restant muet sur les marges.

"Il n'y a qu'en France qu'il y a une telle opacité sur la formation des prix. On ne connaît pas le lien entre l'évolution des prix agricoles et celui des prix à la consommation", souligne de son côté Olivier Andrault, chargé de mission agriculture et alimentation à l'UFC-Que Choisir. "Les hausses sont répercutées, mais jamais les baisses", ajoute-t-il. Selon UFC-Que Choisir, depuis mi-2008 le prix au producteur a baissé de près de 10% par rapport à 2007, mais dans les rayons il est resté stable.

Pour M. Andrault, la non répercussion de cette baisse aux consommateurs est liée au fait que les distributeurs et/ou les industriels conservent les marges. Interrogé sur ses propres marges, Lactalis (Lacter, Bridel), l'un des leaders mondiaux du secteur laitier, renvoie la question à la grande distribution. "On ne peut pas donner de chiffres qui mettraient en cause la distribution. Chaque distributeur a sa propre politique de marges", affirme Luc Morelon, porte-parole du groupe. "Dès qu'on peut baisser les prix, nous le faisons", se défend Jérôme Bédier, président la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD).

La grande distribution évoque ainsi une baisse des prix des produits laitiers (fromages, yaourt, beurre, etc) de 3,2% entre mars 2008 et mars 2009 alors ceux de la brique de lait ont reculé de 1,2%. "Les producteurs eux-mêmes ne souhaitent pas que les distributeurs se fassent trop la concurrence sur le lait. Certains d'entre nous ont eu droit à des manifestations lorsqu'ils ont voulu baisser les prix du lait. Les producteurs nous ont accusé de dumping", soutient M. Bédier.

Le Point

samedi 16 mai 2009

Qu'est-ce que le commerce de proximité ?

Le commerce de proximité (ou commerce traditionnel) est défini selon plusieurs normes : celle d'une surface de moins de 300 m2 et moins de 10 salariés, un service de proximité dans un espace de vie quotidienne, des spécificités professionnelles incluant des métiers mixtes commerce et artisanat, une capacité à assurer un lien social notamment hors des grandes agglomérations, une aptitude à contribuer au développement durable du fait d'un positionnement en centre-ville ou centre bourg.

Les activités artisanales comme les boucheries, traiteurs ou encore boulangers, relèvent du commerce de proximité. On retrouve également des activités que l'on peut classer par catégorie (alimentaire, textile, quincaillerie...) et des services (assurances, agences bancaires, agences immobilières, pressing...). Le commerce itinérant, dont les marchés, fait également partie du commerce de proximité.

jeudi 14 mai 2009

Dimanche : le député Jacques Remiller dénonce la manœuvre du gouvernement

« Est-ce vraiment le moment de présenter le travail dominical comme le fer de lance de la lutte contre la crise économique et le chemin vers une meilleure qualité de vie pour nos concitoyens ? »

« Nous ne sommes plus à un paradoxe près, mais il est tout de même surprenant qu'un ministre annonce une proposition de loi qui est pourtant d'initiative parlementaire. Si le gouvernement tient vraiment à ce texte, il n'a qu'à déposer un projet de loi !

Par ailleurs, que le ministre du Travail annonce un débat pour juillet (encore une session « extraordinaire », comme tous les ans... ) alors que c'est une prérogative exclusive du chef de l'État qui, en règle générale consulte les présidents des deux assemblées, c'est une première !

D'autant plus que c'est un mauvais calcul de compter sur la trêve estivale — de la même manière qu'en décembre dernier certains avaient espéré que la trêve des confiseurs endormirait les Français – pour faire adopter en catimini un texte pourtant essentiel quant à l'avenir de la société française.

Sur le fond, le problème est toujours le même. Ce n'est d'abord pas parce que les magasins seront ouverts le dimanche, en plus des autres jours de la semaine, que les Français auront plus d'argent à dépenser ! En ma qualité de membre du groupe d'études sur les marchés, le commerce non sédentaire et le commerce de proximité, j'estime que ce texte risque de briser l'équilibre des territoires en faisant migrer le dimanche vers les grosses agglomérations des clients qui font ordinairement leurs courses en semaine dans les villes moyennes. Une telle mesure ne ferait que fragiliser encore plus le commerce de proximité auquel les Français sont très attachés.

Ensuite, il faut arrêter de réduire les Français au rang de consommateurs. Nos concitoyens peuvent faire un tas d'autres choses le dimanche plutôt que de flâner dans des magasins où tout est fait pour les tenter... Activités sportives, culturelles, cultuelles, réunions familiales, balades, ou même le plaisir de ne rien faire sont la marque même du dimanche et doivent le rester ! 

Quant aux salariés sensés être les grands gagnants de cette réforme, seront-ils vraiment plus heureux si pour gagner plus il leur faut sacrifier leur vie de famille ou associative ? Et pourquoi ne pas accorder aux enfants le droit légitime de passer un jour sans école avec leurs parents ? »


*Jacques Remiller est député-maire de Vienne (Isère).

lundi 11 mai 2009

Les libraires indépendants sont-ils, à terme, condamnés ?

Menacée par la grande distribution et surtout par Internet, la profession souffre. Dans les Alpes-Maritimes, la question se pose avec acuité.

En concurrence avec la grande distribution et surtout avec Internet, les libraires indépendants ont-ils encore un avenir ? Dans les Alpes-Maritimes, la question se pose avec acuité. Ces dernières semaines, quatre enseignes ont fermé en Baie des Anges. Du Panorama du livre à Cap 3 000, qui eut un temps l'ambition d'ouvrir à Mouans-Sartoux la plus grande surface de vente du département, à Magellanincarnant à Nice, depuis dix-huit ans, la passion des voyages. Sans oublier, dans cette même ville, Méditerranée axée sur la Grande Bleue etLa Biblio orientée vers les scolaires.

Les " remises déguisées " d'Internet

Cette série d'échecs ne passe pas inaperçue. Elle pourrait encore s'étoffer si plusieurs établissements finissent par jeter le gant, comme laMaison de la presse, place Masséna à Nice, obligée de déménager et en quête - presque illusoire - de locaux suffisamment vastes et bien situés mais pas trop onéreux.

Comment expliquer les difficultés de la profession, structurelles et donc particulièrement inquiétantes ? « Notre activité dégage une faible rentabilité, quand elle ne flirte pas en permanence avec la zone rouge. Elle ne peut supporter l'augmentation des loyers, qui ont tendance à exploser dans les endroits stratégiques. Elle est ainsi rejetée vers des zones moins passantes où elle peine à survivre », lance Sylvie Brunschwig, directrice de la Maison de presse de Nice.

Autre grief : réalisables vingt-quatre heures sur vingt-quatre, les ventes sur Internet sont d'autant plus attractives qu'elles s'accompagnent généralement de la gratuité des frais de port. Les libraires indépendants, qui ont porté le litige en justice et viennent de le perdre, dénoncent une « remise déguisée », un « détournement » de la loi Lang fixant un prix unique pour le livre. « La puissance financière de certains sites met ceux-ci en position de force pour négocier des tarifs postaux très bas », avance Jean-Marie Aubert de la librairie Masséna« Nous, les petits, on ne peut pas rivaliser. Pour l'envoi d'un ouvrage à 6,50 euros, il faudrait ajouter 3,50 à 4 euros. C'est énorme ».

Le plaisir de « discuter et de toucher les livres »

Dernier handicap exposé par Bertrand Fenet de Magellan : « Nous employons des salariés compétents dans les domaines de la culture et de la gestion quand la grande distribution se contente de vendeurs, moins exigeants et moins payés ». Sans doute, mais l'argument est réversible. C'est parce que les clients recherchent conseil et service qu'ils fréquentent les librairies. Où « il fait bon flâner, discuter, toucher les livres et prendre du plaisir ».

Certains indépendants multiplient les initiatives pour défendre leur territoire et se démarquer de la concurrence (voir ci-contre). Ces efforts n'arrivent-ils pas trop tard ? Selon Bertrand Fenet, la profession semble condamnée sauf à se spécialiser et à s'installer dans les grandes villes disposant d'un réservoir de clientèle. À peine plus optimiste, Sylvie Brunschwig mise sur les villes moyennes « où des loyers de montant raisonnable permettent de disposer d'une surface et d'un choix d'ouvrages importants. Et donc de contrer efficacement la grande distribution et Internet. »

Jean-paul Fronzes / Nice Matin

jeudi 7 mai 2009

170 MAGASINS DE PLUS POUR SYSTÈME U

La centrale d’achat du groupement Système U reprend les 170 magasins de la coopérative Le Mistral (Coccimarket, Coccinelle). Ces magasins, qui étaient jusqu’à présent affiliés à la centrale Francap, ont réalisé 280 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2008. A l’horizon 2010, une soixantaine de supermarchés Coccinelle deviendront U Express et une centaine de Coccimarket passeront sous l’enseigne Utile.
 

Caroline JIROU NAJOU / LSA